Le sigrimoire

Ce qu'il faut à l'écrivain, comme au peintre, au musicien, c'est l'infini de la vie et l'errance... Fernand Ouellette

Chemin de fer de la Mure

Cela fait plusieurs années que je voulais faire la plus belle ligne des Alpes, j'ai enfin pu réaliser ce mini rêve, le dernier jour de la saison. Si je n'y étais pas allée aujourd'hui, j'aurais dû attendre cinq mois. Pour la petite histoire, j'ai un souci avec les trains... Je le prends rarement, mais à chaque fois il y a des problèmes techniques ou autres. J'avais réservé en août et ce jour-là le train est tombé en panne et n'a été remis en service que le 21 septembre. Aujourd'hui j'ai pu embarquer, sans aller jusqu'au bout du parcours : à plus de 2 km de la gare d'arrivée, la panne. Vraiment je porte la poisse. Je suis restée un moment dans le wagon après l'immobilisation et alors que la plupart des passagers étaient descendus pour se rendre à pied à la Mure. Heureusement que, ayant tout juste terminé mon bouquin (que je me félicite d'avoir pris), je me suis décidée à en faire autant, le train est arrivé en même temps que moi à la gare.

Cette ligne est extraordinaire. Elle parcourt une trentaine de kilomètres à travers le Trièves et le plateau matheysin, passe par 18 tunnels et 5 viaducs. C'est la première à avoir été électrifiée : de l'or blanc pour transporter de l'or gris à la fin du dix-neuvième et au début du vingtième siècles. Il a fallu 3 ans de travaux pour construire les 124 ouvrages d'art dans ce décor que la nature a sculpté sur des millions d'années. Lorsque l'on n'est pas sous un tunnel, un paysage grandiose s'offre à la vue : les paroies orientales du Vercors, les gorges du Drac, le Lac-barrage de Monteynard, les sommets du Dévoluy, les collines de la Matheysine, la Pierre Percée, une des 7 Merveilles du Dauphiné, l'Obiou. C'est vraiment magnifique sous ces couleurs et la lumière automnales.

J'ai eu le temps entre l'aller et le retour de visiter la Mure avec son Hôtel de ville de style néo-Renaissance, son beffroi et sa halle.

Forêt d'Orléans

Pour les vacances de la Toussaint, je suis retournée dans ma région natale. J'ai eu de la chance car il a fait super beau. La balade s'est faite au départ du carrefour de Châtillon. Je n'ai pas la carte sous la main, donc voici la description approximative du parcours. Prendre le chemin en direction de la carrière puis le deuxième à gauche (celui sans herbe donc). Au bout, continuer dans le chemin herbeux en face. Au prochain carrefour, prendre le chemin de gauche en direction du carrefour des Pins. Aller visiter les étangs (de Doulchamp et du château) et les douves du château et revenir sur le chemin, et reprendre la direction du carrefour des Pins. Au carrefour, prendre le chemin de gauche qui mène à la carrière. Suggestion : au carrefour des Pins, aller vers le carrefour de la Troche et là tourner à gauche pour rejoindre le carrefour de Châtillon.

Ce coin se trouve dans le massif d'Ingrannes, sur la commune de Courcy aux Loges.

Col de l'Arc - Vercors

Accès : à 40 minutes de Grenoble, en passant par St Nizier du Moucherotte - A l'entrée de Lans en Vercors, tourner à gauche en direction des Barnets - se garer sur le parking des Barnets (sur la gauche) - La balade commence par le chemin qui monte à droite de la route, direction Col de l'Arc
Durée : montée 1h20 - descente 50 min.
Dénivelée : 470 m
Difficulté : facile, chemin assez bien balisé
Date de la rando : 18 octobre 2009
Bonnes conditions météo

Ce coin pour monter au col de l'Arc est très fréquenté, surtout le dimanche. J'ai trouvé le descriptif de cette balade dans le livre "Les 100 plus belles balades en Rhône-Alpes". Elle débute par un large chemin dans un alpage, se poursuit par un sentier entre pierres et racines dans le bois, à la sortie duquel on entame la montée un peu raide mais relativement rapide qui mène au col duquel on a vue sur la vallée, l'agglomération grenobloise et la chaîne de Belledonne. J'ai eu le beau temps, le froid de cet hiver précoce ne m'a handicapée qu'à l'arrivée. J'ai apprécié d'avoir pris mes gants, mais j'aurais dû mettre également mon bandeau à cause du vent glacé en haut. La première neige a dû tomber pas longtemps avant car le chemin est saupoudré de petits grains blancs. S'il avait fait moins froid, j'aurais continué vers le Pic St Michel d'où certainement on doit avoir une meilleure vue. Je n'ai pas eu de chance aujourd'hui car les nuages étaient sur les sommets de Belledonne, la vue n'était pas dégagée. J'ai aussi été déçue parce que je m'attendais à voir les paroies orientales du Vercors, mais pour cela il doit falloir aller plus au sud, dans le Trièves. C'était néanmoins une balade plutôt sympa qui m'a fait prendre l'air et le soleil en ce beau dimanche d'automne.

C'est une balade qui doit pouvoir se faire en hiver en raquettes.

Plateau d'Emparis

Balade en Oisans, face à la Meije, sur le plateau d'Emparis.
Date de la rando : 11/10/2009
Accès : compter deux heures de Grenoble - direction St Christophe en Oisans puis Besse et Plateau d'Emparis (prendre la route de gauche dans la fourche) - on emprunte une piste agricole qui monte jusqu'au plateau et parait interminable quand on roule à moins de 30 km/h - Se garer sur le grand parking à gauche près des Chalets de Josserand
Balade : Suivre le GR puis le marquage jaune en direction du lac Noir puis du lac Lérié
Moins de 300 m de dénivelée
Aller : 1h35 environ, retour : 1 h du lac Noir

Remarque : ne pas se laisser impressionner par le grand cairn sur le rocher, car le sentier n'est pas dans cette direction, il faut continuer tout droit en montée en suivant le balisage jaune qui n'est pas bien visible par endroits et les cairns plus petits qui se succèdent. Lors de ma balade, certains lacs étaient à sec, ce ne sont pas les lacs Noir et Lérié, il faut continuer pour les voir.

Mon avis : c'est très beau, moyennement fréquenté, facile, le plus dur est de s'y rendre. Je suis arrivée vers 15h30 au parking car j'ai un peu cherché le coin. Il vaut mieux arriver plus tôt pour vraiment profiter, avoir le temps de se poser. Je projette d'y retourner au printemps (en fin de printemps peut-être pour ne pas être gênée par la neige).

Lac Fourchu

Par ce bel après-midi d'automne, je suis allée dans le massif du Taillefer, à 1h15 de Grenoble, rendre une petite visite au lac Fourchu.

Ma rando a débuté un peu tard, 15h30, le temps d'arriver sur les lieux après ma matinée de travail. J'ai perdu du temps aussi en cherchant la route, j'avais loupé le panneau à l'entrée de l'Alpe du Grand Serre sur la gauche. Je me gare donc au bout de la petite route de montagne, sur le grand parking et me dirige entre les chalets. Un panneau indique le chemin du lac qui commence par longer un ruisseau puis s'élève entre les arbres. Le chemin devient vite caillouteux et même pierreux, parfois l'eau rend les pierres glissantes. Le marquage est celui du GR 50 bien visible (marques rouges et blanches). La principale difficulté est la raideur du sentier et je commence à m'essoufler. Cependant je me hâte et je suis un peu angoissée par l'inconnu et la peur de me perdre, de faire une mauvaise rencontre ou de subir une mauvaise météo ou la nuit qui tombe. Dans ce coin orienté au nord il fait sombre et des nuages plus bas que la montagne approchent. Je croise un couple de randonneurs qui redescendent. Le temps semble s'étirer mais la végétation change et les pins laissent place à des plantes arbusives. La pente est assez raide et j'arrive enfin au sommet au bout d'une heure. Le plus intéressant est à venir.

Je me retrouve sur le plateau avec un paysage complètement différent de celui de la montée. C'est un grand plateau avec une pelouse alpine, de la petite végétation. En cette saison le rouge se mêle à l'orange et au jaune. Le lac est sombre. L'ambiance est mystérieuse car les nuages ont été poussés et viennent sur le lac, faisant barrage à la vue.

Je suis seule sur ce plateau et je longe le lac, avec mon appareil photo. Plus rien ne m'angoisse. C'est le bonheur du dépaysement. Un petit vent frais me glace les mains. Je prends des photos sur tous les angles. Je ne m'aventure pas au delà du lac fourchu même si le plateau continue et accueille d'autres lacs. Je n'ai pas le temps de m'attarder. Je reviens sur mes pas pour amorcer ma descente. Là le ciel se dégage par endroits et laisse percer un peu de bleu et le sommet du Taillefer, c'est très joli, presque irréel. Je me décide enfin à partir mais je me sens perdue. En photographiant je n'ai pas fait attention au chemin que j'empruntais et sur cette lande il n'y a pas vraiment de repère. Finalement je ne m'étais pas beaucoup éloignée et retrouve les pancartes jaunes de direction. J'ai failli faire une crise d'angoisse. Je suis donc restée une heure en haut.

La descente se présente sans difficulté, c'est même plus facile que ce que j'avais imaginé en montant (quand c'est raide je préfère encore monter que descendre). Il faut quand même faire attention à ne pas se tordre la cheville sur les pierres. On arrive au parking en une quarantaine de minutes.

Photos à venir.

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